Bell’Alda

Bell’Alda

La légende de la Belle Alda

La légende de Bell’Alda est peut-être la plus célèbre légende de la Vallée de Susa.

La renommée de cette histoire populaire est beaucoup plus poétique et est lié au prince du monument de cette zone, le Sacré S.Michele. Nous ne savons pas précisément à quelle période de l’histoire peut être retracée le récit. Certains disent que les événements ont eu lieu en 1300.

Le fait est que nous parlons d’un moment historique où la vallée a été couvert par des mercenaires et des conquérants dédiés à toutes sortes d’attaques et les gens terrifiés se réfugiaient là. L’abbaye était devenu alors comme une forteresse. Lors d’un de ces raids un groupe considérable de villageois avaient fui sur Pirchiriano: hommes, femmes, enfants espéraient trouver une protection dans le monastère pour échapper à la fureur des soldats.

Parmi eux se trouvait un jeune belle nommée Alda que, en raison de ses qualités athlétiques, elle a été appelé Bell’Alda. Après avoir pillé des maisons dans la vallée les soldats ont mis sur la piste des fugitifs et sont allés au monastère. Alda réussi à échapper aux soldats en se réfugiant dans une tour (qui porte toujours son nom et dont celles des ruines). Ici, le jeune, a commencé à prier intensément la Madonne et quand les soldats ont atteint la tour, Bell’Alda après avoir recommander son âme à la vierge préféra sauter dans le vide plutôt que de finir dans les griffes de cette folie humaine. Sa foi lui a sauvé la vie ; la Madone a envoyé à son secours deux anges descendus du ciel.

Quand les raids ont fini , quant la peur fut passée et que la vie était de nouveau sereine , Alda a fait le tour pour se venter de son histoire, mais aucun des villageois ne voulait la croire. Alda était furieuse de voir tant d’incrédulité et après avoir contesté elle proposa un nouveau saut dans le vide.

Suivi par une foule de villageois, elle a couru au Sacré, re-grimpé au sommet de la tour et, bien sûr d’une nouvelle aide divine, elle s’est élancée.

Mais le ciel l’a puni pour son arrogance: on ne vit même pas la plume d’un ange, et Bell’Alda éclaboussa violemment au sol.

La légende dit toujours , «L toc pi gross rimast a l’era l’ouria » (le plus gros morceau retrouvé fut l’oreille).

 

À l’endroit exact de l’accident, la compassion humaine à placé une croix et l’imagination fervente et poétique du peuple a dédié une chanson dont le verset dernière récite:

Le Bell’Alda par vanités
Elle a sauté, elle est tombé,
fracassé dans la vallée
Bell’Alda s’en est allé.

Conte ou légende?

Une des variantes de cette histoire est qu’elle vivait avec son grand père de 103 ans et qu’il fut égorger par des soldat. En désespoir la jeune fille se jette dans le vide.

L’on retrouve ainsi dans les ouvrage de Jean Jalla, un historien vaudois différentes variantes de la légende :

« On raconte un fait semblable à Rora, avec cette différence que la jeune qui, poursuivie par les soldats, se jeta du haut de la formida-ble roche du Pont Vieux dans la Luserne, fut soutenue par ses jupes en l’air, puis sur l’eau du gouffre profond dans lequel elle tomba, le vent ayant gonflé sa robe. Elle put ainsi échapper à la fois au déshonneur et à la mort. »

« Il en fut de même d’une jeune fille, que des soudards effrénés poursuivaient. Elle s’était jetée dans le ravin rapide que sépare Maussa des Meinets sus la colline du Villar et, affolée de peur, elle sautait tous les obstacles. Soudain, elle se trouve au haut d’une paroi de roche. Sans hésiter, décidée à sacrifier plutôt sa vie que son honneur, elle se précipite, en recommandant son âme à son Créateur, et se relève sans se faire aucun mal.Etant retournée plus tard dans ces lieux, avec ses compagnes, elle s’enorgueillit de la délivrance qu’elle avait obtenue et, tout comme la belle Auda de la Sacra de S. Michel, elle voulut répéter le saut. Mais la chute la brisa à un tel point, qu’on ne trouva rien d’entier qu’une oreille. Da là, raconte-t-on, le nom de Sautaurëilla, que porte la jolie cascade qui tombe de cette roche, en amont des Garniers. »

« Une jeune fille des Bonnets se hissa avec son aïeul dans un repli de la paroi sud de Castelus, avec une chèvre, dont le lait les nourrissait. Découverts par les massacreurs, le vénérable vieillard, âgé de 103 ans, fut égorgé, la jeune fille, pour sauver son honneur, se jeta dans le précipice et y trouva la mort, en poussant un cri, dont les montagnards écoutent encore, le soir, l’écho plaintif s’élevant vers le ciel. On appelle cette cachette la Barma de la bella Giana »

Il y a travers cette légende une structure particulière ou la jeune fille est sauvé lorsqu’elle fait l’ultime plongeon dans le vide face aux persécuteur. Il y a ensuite le clash entre l’orgueil de la jeune fille et les protagonistes qui ne la croient pas. Puis un nouveau saut récompensé par la mort.

Elle rappelle en conclusion certaines valeurs morales et religieuses à travers un récit contextuelle qui finit sur un contre-sens : Martyr – Persécuteurs – Punition – Récompense.

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